vendredi 2 janvier 2015

San Jose

24h après avoir posé pied en terre costaricaine, je peux livrer mes premières impressions.

Déjà on ne va pas se cacher que ne pas parler du tout du tout espagnol ne facilite pas les choses. Tous les costaricains ne parlent pas anglais et j'oublie les quelques phrases que j'avais essayé de retenir.

Après une bonne quinzaine d'heures de voyage, à la sortie de l'aéroport, je ne suis pas assaillie par le soleil ou la chaleur mais par les "taxi, taxi" de tous les rabatteurs. Je pensais qu'il ferait plus chaud. Et malgré ma résolution de prendre le bus, la fatigue l'emporte et je paye 15 fois plus cher pour un taxi partagé.

En milieu d'après-midi, je suis à mon hôtel Hemingway Inn, choisi car bien noté et vantant un jardin dans lequel je me voyais bien me détendre au soleil. Hélas point de soleil depuis mon arrivée. Et ma chambre donne sur ce jardin, ses conversations, sa musique, les bruits de l'accueil. Finalement,  je n'aurais pas été beaucoup moins confort dans un dortoir...
Pour ce 1er janvier, ce n'est pas bien grave puisque je ne mets pas le nez dehors. Je dors !

Levée avec le soleil, il faut que je commence à réfléchir à la prochaine étape et même aux suivantes. Car tout se trouve dépendant de la météo,  des transports et des hébergements.
Sur le plateau central, il fait pas beau. Sur la Côte Caraïbe, il pleut (je comprend pourquoi la jungle est ici si luxuriante, nous sommes en saison sèche et il pleut parfois des jours et des jours d'affilée).
Reste la Côte Pacifique.
Pour ce qui est des logements, je n'ose partir pour une destination sans réservation, tant tous les hébergements abordables semblent complets sur tous les sites. Et les prix atteignent bien vite la centaine d'euros pour une nuit. Le Costa Rica est loin d'être une destination économique. Surtout pas à cette période de l'année, très prisée.

Le gars de l'office de tourisme m'a ébauché un itinéraire compatible tant avec la météo qu'avec mon temps de séjour. Il me semble bien trop chargé et conventionnel. Mais va pour la première étape suggérée... Manuel Antonio !!
Le fameux parc naturel, le plus visité du pays. Le trop populaire Manuel Antonio, incontournable de tous les itinéraires. Je vais donc grossir les rangs des visiteurs pour les prochains jours. Me faire ma propre opinion. Et essayer de trouver vite le point de chute suivant !

Sinon aujourd'hui, je me suis baladée dans San José. Le nez au vent dans les rues du centre de cette petite capitale bien calme. Une visite du vénéré Teatro  Nacional, qui sert aussi de lieu de réception au Président du Costa Rica.
Pas de grande attraction dans la ville. Les touristes ne restent pas ici, les beautés du Costa Rica se trouvent ailleurs. (La preuve, je n'ai même pas sorti l'appareil photo ;-))

La journée va se terminer tranquillement dans le jardin de l'hôtel. Avec un pull, à défaut de soleil toujours, mais au calme. Avant de nouvelles aventures demain !

mardi 14 janvier 2014

Siem Rep 1 (flash back)

Après une semaine à Siem Rep, je suis maintenant à Kampot, au sud du Cambodge, tout près de la côte.

Je n'ai rien raconté depuis plus d'une semaine mais tout va bien. Très bien. J'ai été accompagnée tout le temps à Siem Rep et je suis en mode ralenti à Kampot...
Je vais essayer de résumer ces dix derniers jours.

Samedi dernier, j'ai pris mon bus de Battambang à Siem Rep.
Ou plutôt, j'ai finalement pris mon bus...
En effet, quand tu réserves on te dit que le bus part à 9h et que pour avoir un peu de marge, il faut quitter la Guesthouse à 8h30 (la gare routière étant approximativement à 500m).
Dans les faits, le départ officiel est à 9h30 et le départ réel aux alentours de 10h30. Il faut bien remplir les soutes ainsi que les dernières rangées de marchandises diverses (et aussi variées que scooters ou encore dizaines de plaques d'oeufs), attendre les retardataires, faire le plein (d'essence pour le bus, de boissons et nourriture pour les passagers).
Battambang et Siem Rep ne sont pas si éloignés mais en ligne droite sur le plat, le bus atteint au maximum du maximum 70km/h. Ajoutez les passages de route non goudronnée, les camions-vélos-scooters-voitures à doubler et ramenez la moyenne autour de 50 km/h. Vous obtenez une journée quasi entière dans le bus.

Flash-back : Après le cours de cuisine de Battambang, nous avions discuté de qui allait où et quand. 4 d'entre nous avions quelques jours en commun à Siem Rep et prévu de nous y retrouver pour au moins un dîner.
Ainsi est né l'éphémère mais énorme "Banana gang"... Composé d'Olivia, suisse-allemande, David, allemand-russe, Nicolas, québécois, et forcément moi-même.
Pour des raisons mi-économiques mi-conviviales, j'ai partagé la chambre d'Olivia tout notre séjour à Siem Rep. Ça a été un super choix !
Car Olivia est top et car la Guesthouse qu'elle avait réservée s'est avéré être pratique, peu chère et fonctionnelle pour le peu de temps que nous y passions.

Mais je vais peut-être commencer par parler d'Angkor ! Les temples sont disséminés sur des centaines de kilomètres, d'époques, d'états de restauration et de styles divers.
Je voulais vraiment profiter, sans me presser et avoir à faire le maximum au pas de course. J'ai choisi d'acheter un pass pour une semaine (ce que peu de touristes font, j'ai donc eu beaucoup de chance de tomber sur Olivia qui a choisi la même option). Et je ne l'ai pas regretté, chaque jour, j'ai vécu de nouvelles émotions, chaque temple différent du précédent ! Ce n'est que le dernier jour que je me suis dis "maintenant j'en ai eu juste assez, pas trop. Assez".

Revenons à la chronologie, nous avons fait nos retrouvailles à 4 dans un orphelinat, devant un spectacle de danse des enfants.
Un moyen pour eux de récolter de l'argent permettant de faire vivre la structure. De se faire connaître poir recruter de ponctuels professeurs bénévoles. Pour les enfants d'être valorisés et de pratiquer leur anglais quotidiennement.
Un dîner après, nous étions partis pour passer la journée du dimanche ensemble...

Avec Olivia, nous avons un peu fait les visites à l'envers, commençant par des temples éloignés pour finir dans les plus populaires.
(Des temples éloignés mais pas les plus lointains qui méritent plus qu'un aller-retour dans la journée).

Dimanche, nous avons fait les pachas embourgeoisés en louant une voiture avec chauffeur (à 4, ça vaut vraiment le coup niveau prix et le confort est plus qu'appréciable pour faire environ 200km dans la journée).
(A partir de là, je vais vous perdre avec des listes de noms de temples mais il y a les photos Google pour les curieux...)
Dans la matinée à Banteay Srei puis une petite randonnée ombragée jusqu'au Kbal Spean, portion de rivière dont le lit a été sculpté près d'une cascade.

Et l'après-midi, dans un lieu magique, Bang Mealea. Un temple très peu restauré, entièrement incrusté dans la jungle. Détruit par la végétation. Une guide nous fait grimper et nous faufiler dans les recoins. On peut s'y prendre aisément pour Indiana Jones ou Lara Croft (méchants et trésors en moins...)
La cerise sur le gâteau étant que, grâce à l'éloignement, les visiteurs sont relativement peu nombreux dans ce temple.
Au cours de cette journée, j'ai déjà eu l'impression de vivre énormément, j'ai été émerveillée et j'avais vraiment hâte de découvrir la suite !...

Les garçons n'ayant pris qu'un pass trois jours, nous avons passé notre dernière soirée à quatre en nous offrant un bon restaurant. Plus cher que les échoppes où nous aimons manger habituellement. Avec un joli cadre, de jolies présentations et même du vin pas mauvais. Mais finalement, les service est le même et la nourriture aussi bonne.
Touristes, ne négligez pas les petits restaurants ne payant pas de mine !

Lundi, nous étions 3, les deux filles suivant David pour sa dernière journée de vacances.
Il nous a menées au Ta Prohm, les fameux temple envahi d'arbres.
(J'ai la réponse à la question de Noël, ces arbres sont des fromagers et des ficus !!!!)
Nous avons certainement autant admiré le temple que regardé passer les flots de touristes, en particulier les groupes de japonais. Faune et flore réunis dans un même endroit. Choc de civilisations garantis !

L'étape suivante était au Preah Khan, temple labyrinthe, dédale de couloirs et petites pièces. Idéal pour chercher l'ombre et la fraîcheur des pierres aux heures chaudes, loin très loin de la foule.

Dans le milieu d'après-midi, quand le soleil entame sa descente, j'ai eu ma première vision du Bayon, temple pyramide mystérieux avec ses 54 tours ornées de 216 visages scrutant les 4 points cardinaux. Ils.semblent illuminés et prendre vie dans la chaude lumière.
La journée se termine en aux-revoirs successifs à la moitié testostéronée du Banana gang.

Déjà un long récit pour quelques journées de voyage...
A suivre !

vendredi 3 janvier 2014

Battambang deuxième

Si j'avais aujourd'hui participé à un jeu télévisé, j'aurais été le Maillon faible, et au revoir !

Dire que j'ai un peu souffert serait un euphémisme.
Dire que j'en ai sué se compterait en litres.
Dire que j'ai adoré cette journée serait néanmoins la pure vérité !

Encore une fois, ça ne commence pourtant pas au mieux. Ma nuit a été bien trop courte à mon goût, la faute à un sommeil fuyant et à la crainte amplifiée de ne pas me réveiller.
Pas réveillée, je l'étais en arrivant au point de rendez-vous à 7h ! Par chance, il se trouve que c'était dans une minuscule échoppe servant le meilleur café de tout le Cambodge (selon de multiples récompenses sur plusieurs années).

Nous étions 5 à faire le "full day tour". Un couple de nouveaux suisses-allemands et un duo père-fille français. Cette dernière était une rencontre des plus intéressantes. En effet, elle vit depuis 18 mois au Cambodge et parle extrêmement bien khmer, ce qui permet des échanges et des ouvertures inédits pour moi.

Le départ a été donné vers 8h par notre guide. Encore à la fraîche, relativement facile d'avancer à un bon rythme. Nous avons enchaîné rapidement les arrêts dans des exploitations familiales : fabrication de feuille de riz (vous saviez d'où vient le dessin sur les feuilles ???), production de bananes séchées, distillation d'alcool de riz, usine (mi artisanale) de riz, coopérative fabriquant sauce et pâte de poisson, snack de riz gluant cuit dans du bambou.
Chaque fois, nous avions des explications très détaillées et les raisons du choix de ces lieux ou familles.
L'association Soksabike a un but éthique en venant en aide à des personnes en difficulté (quasiment systématiquement suite au régime khmer rouge qui a duré dans certaines zones du nord-ouest, jusqu'en 1988)

Le dernier arrêt de la matinée a été sur un Killing field, où les Khmers rouges ont tué en masse pendant 3 ans 8 mois et 20 jours. Un monument a été érigé, racontant les atrocités commises et exposant des ossements derrière des vitres.
Juste devant, le guide nous a fait un cours d'histoire et de culture khmer, d'hier et d'aujourd'hui, saupoudré de politique.
Le moins que je puisse dire, c'est que cette visite est émotionnante. Bien plus encore que Tuol Sleng à travers les explications d'un passionnant et passionné cambodgien de 23 ans.

C'est juste après que j'ai commencé à souffrir. Le soleil était au zénith quand on s'est mis à pédaler de plus belle souvent sur des chemins caillouteux et sans ombre. (J'étais, et de loin, la moins physiquement préparée du groupe composé de marathoniens, d'un cycliste aguerri et d'une quasi-locale trouvant qu'il faisait un peu frais)

A la pause repas, dans une famille, j'étais dégoulinante, écarlate et les fesses en compote !!!!!
Autant dire incapable de faire honneur à notre déjeuner.

L'après-midi, nous n'avons fait qu'un arrêt, entre deux bonnes périodes de vélo (toujours au soleil, toujours de grandes portions de pistes).
Heureusement notre arrêt a été long, malheureusement, il a largement été en plein soleil.
Nous avons emprunté le très touristique Bamboo train. Une voie.De rudimentaires plateaux de bambou sur roues et équipés d'un moteur.  Un conducteur. Et roule ma poule !
Ça va plutôt vite, ça tressaute à chaque irrégularité des rails, c'est amusant. En particulier quand il faut démonter un des "wagons" face à face à chaque fois que l'on se croise.
C'est aussi mode touriste pigeon sur les bords, et si ça n'avait pas été inclus, je ne l'aurais probablement jamais fait... Mais ça reste une expérience amusante.

Nous sommes revenus à notre point de départ vers 16h30.
Après cette journée, la perspective de ma douche à l'eau froide me semblait finalement extrêmement attrayante !

Demain, journée où je devrais souffrir de courbatures, je prends le bus pour Siem Rep. Base de départ pour visiter Angkor et passage obligé de tout voyageur au Cambodge. Grand carrefour, grande foule, grand changement par rapport au petit centre de la ville de Battambang.
Je vais même pouvoir m'accorder une presque grasse-matinée jusqu'à 7h30 !

jeudi 2 janvier 2014

Battambang bonus

Batmobile spotted... ou devrais-je dire battuktuk ?

Battambang 3

Qu'il est bon de ne pas planifier. On ne peut qu'avoir de bonnes surprises. Aujourd'hui a été de cette trempe !

Pourtant ça ne débute pas si sereinement quand les chambres voisines sont occupées par des cambodgiens. Disons qu'on a fait plus romantique comme réveil que leur concert de raclements de gorge prononcés....

Quand je suis sortie de mon hôtel ce matin, je n'avais aucune idée de mon programme de la journée.
Un petit déjeuner plus tard, je m'inscrivais à un cours de cuisine commençant dans la foulée.(Passée de justesse dans un groupe qui n'était pas loin d'être complet)

Ça commence par une visite au marché pour acheter une bonne partie des ingrédients. La partie viande et poisson est très très loin de nos standards d'hygiène et pourtant "clean", le poisson est encore vivant (voire sautant) et les volailles découpées à la demande.
Nous avons même eu une leçon d'anatomie de poule !

De retour au restaurant, nous cuisinons, chacun son assiette, deux plats, assez rapidement, compte tenu du nombre d'ingrédients nécessaires. Nous hachons, découpons, éminçons, et  préparons même notre pâte de curry.
Les cuissons sont minute, comme souvent ici, et nous nous régalons (enfin j'ai un peu pleuré aussi car j'avais bien trop épicé mon premier plat).
Premier plat qui était un boeuf sauté au basilic et morning glory (liseron, d'après mon traducteur, vous connaissez ?)
Le deuxième était un amok de poisson avec aubergines et champignons. (Celui là, je me vois bien le refaire à la maison, avec quelques petits ajustements d'ingrédients impossibles à trouver).
Nous avons fini avec une démonstration de la préparation d'une salade de mangue verte et crevettes.

Le cuisinier-professeur, un sacré numéro, nous donnait des explications tout en nous racontant des anecdotes et faisant passer des messages. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'a pas sa langue dans sa poche et s'en fiche de froisser le touriste moyen. Mieux vaut ne pas être un emmerdeur ou râleur ici, car tout en finesse mais sans tendresse, les cambodgiens sauront vous le rendre.

Cette cooking class dans son approche était loin de ce que j'avais expérimenté en Thaïlande, bien plus artisanal et confidentiel, mais aussi avec une ambiance plus conviviale.

Quant à mes camarades de classe, ils sont des personnalités découvertes intéressantes autour de cafés (il fallait digérer notre repas plus que généreux)
Une majorité de suisses-allemands, deux allemands, un québécois, une américaine (et moi et moi et moi)
Il faut que je vous parle un instant du couple de suisse qui est parti il y a 15 mois en tandem avec une remorque d'environ 70kg de bagages, de gros problèmes de genoux pour elle et qui a traversé des pays que je croyais inaccessibles aux occidentaux. Ce couple qui pense continuer de la sorte pendant au moins un an !!
Et puis les autres semblent être de sacrés têtes dans leurs domaines respectifs.

Le reste de l'après midi a été plus trivial, balade, petites courses, lessive sommaire ou prise de ma dose de Wifi.

J'ai retrouvé tous mes camarades pour le dîner. Ce qui etait ultra sympa mais également peu pratique pour choisir où manger. Entre le fait que nous étions 9 à caser dans de tous petits restaurants et les desideratas de chacun.
Mais nous avons réussi et la soirée a été excellente, parsemée de rires et épicée parbles récits de voyages de chacun. Il y a des chances que je recroise certains sur la route dans les prochains jours, étant donné que nous allons dans la même direction.

Maintenant je vais me coucher car demain sera une nouvelle aventure avec un tour à vélo dans la campagne ! Une nouvelle aventure qui commence sur les coups de 7h...

mercredi 1 janvier 2014

Battambang

Ouiii en ce 1er janvier, je suis sortie de Phnom Penh.
D'ailleurs j'aurais du commencer en vous souhaitant une Bonne Année, tout plein de bonheur et le blablabla annuel :-)

Il me semble que c'était une bonne décision de voyager un 1er janvier : bus bien plein mais j'ai vu largement pire, quasiment pas de touristes dedans et ville un peu endormie à mon arrivée.
(Il faut noter qu'un bus pas trop plein, c'est quand même des sacs de je-ne-sais-quoi occupant la rangée arrière et ponctuellement des passagers dans l'allée assis sur des tabourets)

Un bus est un bus mais dans ce coin, c'est toujours un peu une aventure de prendre un bus.
Distance à parcourir : 293 km
Temps estimé : 5h selon mon guide, 6h à la réservation
Temps réel : quasiment 7h. Pauses pipi, pause repas, montées et descentes un peu partout, chargements (dont deux scooters en soute) inclus.

A part ça ? Pas grand chose à signaler d'autant que le ronronnement du moteur et les cahots de la route m'ont bercée au point que j'ai somnolé une grosse partie du trajet.

Bel et bien arrivée à Battambang, je suis installée dans un hôtel sans charme et spartiate mais également peu onéreux et plutôt propre (pour mes 5$ par nuit je vais par contre me doucher à l'eau froide et la fenêtre donne sur le couloir)

Le programme de demain sera de me balader dans les rues et surtout sortir de la ville pour découvrir un peu de campagne cambodgienne !
Voilà une année qui commence pas mal, n'est ce pas ??

mardi 31 décembre 2013

Phnom Penh J2

Deuxième jour à Phnom Penh.
Le premier est passé vite entre sieste et petite découverte à pied de la ville.

Ce matin, j'ai essayé de partir le plus tôt possible et ce fut quasiment 9h.
J'ai visité dans la matinée le centre le plus touristique. Le Palais Royal (un peu décevant pour qui a vu celui de Bangkok), la rive du Mekong et le marché Psar Thmai.

J'ai fini au Musée Tuol Sleng ou Musée du génocide. Une éprouvante visite d'une ancienne prison, le S-21, du régime Khmer rouge. Avant d'être une prison ces batiments furent ceux d'une école. Puis pendant les plus de 3 ans du régime environ 20 000 opposants ou supposés opposants et leurs familles y furent détenus et torturés. A la chute du régime 7 ont survécu.
Il y avait plus gai pour des vacances et pour le dernier jour de 2013, mais je crois qu'il est nécessaire de ne pas oublier cette Histoire.

Dans ce musée,  on peut voir les cellules telles qu'elles etaient, les techniques de torture, les photos des detenus (dont des enfants), des dépositions de détenus et témoignages de survivants... L'horreur dont l'être humain est capable.

En sortant de Tuol Sleng, j'ai vu d'un autre oeil cette ville et ses habitants. Survivants d'un régime fou pour certains, nés sur ses cendres pour d'autres.
Entre 1975 et 1979, les Khmers rouges ont anéanti toute culture, toute éducation, toutes infrastructures. Le pays était revenu au des décennies en arrière.
Cette période a ete suivie d'affrontements sans fin, de guerres de pouvoir, de corruption et de détournements. La fin de la guerre civile n'a pas plus de 15 ans...
Et en 15 ans, le Cambodge a quasiment rejoint ses voisins.
Voilà ce que j'ai vu en sortant de Tuol Sleng...
A mon sens, s'il y un une chose à visiter à Phnom Penh, c'est bien cet endroit (je n'ai pas eu le courage d'aller ensuite au camp d'exécution de Choeung Ek...)

Pour finir la journée sur un peu plus léger j'ai parcouru un marché et un centre commercial moderne.
Et enfin dîné (à 17h, oui c'est tout a fait l'heure du dîner) en goûtant à une spécialité cambodgienne, l'amok. Poisson mariné dans du lait de coco et cuit au four dans une feuille de banane. Délicieux !

Le réveillon se passe dans mon lit avec un bouquin et du wifi :-)

Phnom Penh transports

Le tuk-tuk driver du jour s'appelle Elvis.

Ce qui me fait penser à écrire que je me suis embourgeoisée depuis mon premier voyage, en Thaïlande. A l'époque je marchais au maximum. Quitte à avoir très mal aux pieds. J'avais décidé alors de faire au moins cher le plus souvent.


Au Laos et au Cambodge, je me suis embourgeoisée et je prends plus de tuktuk. Quand j'ai la flemme, quand je veux aller vite, quand j'en ai marre, quand je n'ai pas envie de sortir le plan (2 fois aujourd'hui)

Il faut dire aussi qu'en Asie du sud est, la marche n'a pas la cote. Les cambodgiens de Phnom Penh circulent en voiture (pour les plus riches et en privilegiant les énormes pickup), en scooter pour la plupart (à trois ou quatre, bébés aussi, sans casque, en amazone pour les femmes en jupes, potentiellement très chargés de marchandises - en moto plus rarement), et en vélo parfois mais pas si couramment. Se déplacer à pied est réservé aux plus pauvres des plus pauvres (et aux touristes que les locaux prennent donc pour des fous)

La ville n'est pas aux piétons et les trottoirs (quand ils existent, ce n'est pas une évidence) non plus. Les trottoirs sont souvent occupés à stationner les grosses voitures, les deux-roues ou de terrasses pour échoppes, vendeurs ambulants, restaurants ou boutiques.

Le plus simple est donc souvent de marcher sur le bord de la route. C'est bien moins dangereux que ça en a l'air (même si certains deux-roues circulent en plus en sens inverse)


Je vous raconte comment on traverse une rue ? Les feux sont rares et les quelques existants sont respectés de manière aléatoire. Bien entendu les passages piétons sont aussi inexistants qu'inutiles. Pour traverser, il faut faire comme les autres usagers de la route : s'imposer !

Passer entre les véhicules qui ralentissent ou s'arrêtent, je vous assure. Mais il ne faut surtout pas hésiter. Comme les animaux, les conducteurs sentent si vous avez peur et si vous allez reculer. Il faut avancer et aucune fois, je n'ai eu de frayeur au cours de ces deux jours !


Et puis les tuktuk driver comme ceux de moto-drop, il ne faut pas hésiter non plus en leur disant "no thank you" (mais avec un grand sourire) car ils sentent s'ils ont une ouverture pour gagner quelques dollars !


Demain j'expérimente le bus ! Les standards seront certainement semblables à Thaïlande et Laos. Mais je vous ais déjà dit que j'aimais les transports en vacances ?


Meet Elvis :

lundi 30 décembre 2013

Welcome in Phnom Penh

Bon vol. Bien arrivée. Installée à la Narin Guesthouse. Dormi dormi depuis.
Il est temps d'aller voir un peu à quoi ressemble Phnom Penh !