vendredi 9 janvier 2015

Monteverde 1

J'ai changé d'endroit. Comme changé de Costa Rica en une journée. Je suis à Monteverde.
Dans les montagnes à la brume constante. Aux pluies quotidiennes. Et au vent à écorner les boeufs. C'est vert et c'est frais. Il a fallu troquer short et sandales pour pantalon, baskets, pull et coupe-vent...

Pour revenir à hier, j'aurais eu une belle journée à raconter. J'ai passé la journée au Parc Cabo Blanco. Le plus ancien parc naturel du Costa Rica, créé par un couple de biologistes suédo-danois. Et peu visité. Volontairement, le but est de laisser se régénérer la jungle telle qu'elle était avant que l'homme ne vienne y faire de l'agriculture.
Il a même été longtemps "réserve absolue", fermée aux visiteurs.
Maintenant, l'accès en est toujours une piste de terre et cailloux sur des kilomètres. La réserve n'est ouverte que cinq jours par semaine. Et on ne peut en parcourir que 5%.

Il y a deux chemins. Une boucle de 2km et un sentier de 10km aller-retour. J'ai choisi de tenter la deuxième option pour être le plus tranquille possible. Sur la journée,  peut-être 30 personnes ont fait ce chemin.
Le matin, il fait bien chaud pour marcher sur le sentier très accidenté, nécessitant parfois un peu d'escalade. Heureusement il est tout du long à l'ombre.
La récompense, après 2h de marche, est l'arrivée sur une jolie plage de bout du monde. Pour y faire trempette et admirer pêcher divers oiseaux (pélicans et fous bruns, mouettes).
Le retour se fait par le même chemin. Et les animaux ? J'en ai vu, pas des masses car ils ont appris à éviter les sentiers. Mais assez pour me rendre heureuse. Notamment des singes à face blanche, un groupe entier en train de manger à quelques mètres de moi. D'autres mammifères que je serais bien en peine de nommer (va falloir faire des recherches). Un pic-vert super beau. Des insectes, araignées et papillons. Entendu aussi beaucoup de singes hurleurs (ils portent bien leur nom ceux-là).
Pas le temps de m'attarder énormément pour avoir mon bus retour.

Un petit tour à la plage de Montezuma. Avant de lire tout ce qui se passe en France...

Ce matin, j'ai donc quitté Montezuma pour une journée dans les transports. Bus pour Paquera. Ferry. Taxi. Re-bus pour Monteverde. Ça m'a pris quasiment 9h encore. Mais ça ne semble pas si long en vérité car tout s'enchaîne simplement.
Arrivée  fin d'après-midi à Monteverde, je n'y ai pas fait grand chose. Hormis le tour des 3 rues en triangle du village. Et essayer de choisir parmis les activités (très très nombreuses (et onéreuses)) du coin.
J'ai choisi pour demain et c'est déjà pas mal. On m'a conseillé de louer des bottes. Ça promet....

(Déjà une semaine ici. Finalement on s'en sort sans parler espagnol. Et puis oui, les activités et hôtels sont chers, mais il y a moyen de ne pas se ruiner en faisant un brin attention)

jeudi 8 janvier 2015

Loin, je ne peux rien faire d'autre que lire et pleurer...

Pas le coeur à écrire ce soir. En fin de journée, j'ai lu tout ce que j'ai pu trouver sur l'attaque de Charlie Hebdo. Écoeurant, gerbant à chialer. Je n'ai pas du tout envie de revenir à la réalité....

mercredi 7 janvier 2015

Montezuma 2 bis

Personne à gauche, personne à droite : la plage (bordée de jungle et non de béton)

Au petit-déjeuner : gallo pto, oeufs et jus fraise-orange
Au dîner : cassado de poisson, jus mangue-banane-orange
En bref: riz, haricots et fruits à tous les repas

Montezuma 2

Non pas que les précédentes journées aient été éreintante mais aujourd'hui j'ai vraiment été au rythme de Montezuma. À la cool.

Beaucoup de plage et de glande, un peu de sueur. La journée peut être vite résumée.

Partie assez tôt pour être quasi seule sur les plages que j'ai longées une bonne partie de la matinée. La faim et la chaleur m'ont fait faire demi-tour... Vu le nombre de personnes que j'ai croisées sur le retour, les plages ont été un peu moins vides plus tard (sans que ce soit bondé car elles sont immenses).

Dans l'après-midi, un peu d'exercice pour rejoindre des cascades.
Et un peu de plage pour finir.

C'est trop difficile ces vacances !

mardi 6 janvier 2015

Montezuma 1

Toujours face au Pacifique mais sur une partie totalement différente du Costa Rica. Me voici à Montezuma. Une ambiance à l'opposé de Manuel Antonio. Ici c'est tout petit, surtout expatriés et touristes et c'est rasta-yoga-surf-à la cool.

J'ai passé une grande partie de la journée dans les transports mais pas si vannée que ça car tout s'est enchaîné très simplement : bus-bus-taxi-ferry-bus.

6h30, je quitte Manuel Antonio dans le bus local pour Quepos.
À peine le ticket et un café achetés,  arrivait mon bus pour Puntarenas. 3h pour avancer dans mon tome 2 du Trône de Fer.

À Puntarenas, le but est de prendre le ferry pour traverser le Golfe. Je me fais alpaguer dès la descente du bus pour proposer le taxi vers le terminal.
Pas seule dans ce cas, on se retrouve à 5 nanas dans un taxi. Pas un van, une voiture normale. 4 derrière et des sacs de partout. Heureusement que la distance était bien courte.

Tout juste le temps d'acheter nos tickets que nous montions dans le ferry. 1h de jolie traversée, pour rejoindre la péninsule de Nicoya, accompagnés par les mouettes, au son de musique rasta puis tubes des années 90. Ça dansait même à bord. Pour ma part, j'ai bien scruté l'eau mais pas aperçu la queue d'un dauphin...

À la descente du bateau, un vieux bus local ramasse ceux qui n'ont pas de voiture. Nous sommes plus qu'entassés. Sacs sur les genoux de ceux qui sont assis, le couloir plein de gens debout. Dont moi au début du voyage. Bringueballée au gré des virages, trous énormes, montées poussives et descentes bien raides. C'est une expérience et j'ai espéré très très fort que les freins ne lâchent pas. Les derniers kilomètres se font sur une piste de terre et on a même du contourner un fil électrique détendu sous lequel pouvait tout juste passer une voiture.

Et Montezuma. Presque 9h après le départ. Cinq transports différents et au total pas plus d'une demi-heure d'attente pour passer de l'un à l'autre. C'est de l'efficacité !

Depuis hier, je stressais un peu à propos de l'hébergement. Rien réservé car rien de dispo en ligne (ou inabordable). Je m'en suis remise à ma bonne étoile. Pendant le voyage, je n'ai pas arrêté d'entendre des touristes se plaindre que tout était "full" et "expensive". Oups. Je me suis bien demandée ce que j'allais trouver à l'arrivée...
Et puis, à la descente du bus, j'ai pris tout droit, dos à la plage, à la sortie du village. Au premier Hostel, une chambre disponible ! 20$ pour une toute petite chambre double avec salle de bain commune et sans petit-déjeuner,  on ne peut pas dire que ce soit donné, mais soit. C'est sympa, calme et propre. Ici je pose mon sac pour les deux prochains jours.

Il faut environ 2min pour parcourir les deux courtes rues centrales de Montezuma (comptant en tout et pour tout 4 rues). Ça m'a occupé la fin de journée.
Demain sera pour les alentours !

lundi 5 janvier 2015

Manuel Antonio 2

La soirée d'hier a été encore plus folklo dans ma chambre atypique avec des mecs qui gonflaient et juxtaposaient des matelas au sol...
Mais finalement j'ai dormi sur mes deux boules quies. J'ai à peine entendu rentrer les fêtards et je ne sais même pas qui ronflait !

Matinale, j'ai franchi les portes du Parc Manuel Antonio sur le coup des 7h. Tout juste à l'ouverture.
Difficile d'avoir un avis définitif sur ce Parc. Je savais qu'en ne prenant pas de guide, je risquais fortement de ne pas voir beaucoup d'animaux. Mais d'après ce que j'ai pu entendre, ceux qui avaient un guide n'en ont pas vu des masses non plus. La faute notamment au grand nombre de touristes quotidiens du moment, semble-t-il.

Je n'ai donc pas vu des masses d'animaux. Mais tout de même quelques singes faisant les pitres près du chemin, aperçu des oiseaux et des papillons. Et de bien trop près un espèce de raton...
Je SAVAIS pourtant. On m'avait prévenu. Mais je ne suis quand même fait voler de la nourriture à même mon sac à dos. Alors que j'avais la tête dessus, sur la plage. Je peux vous dire que ça fait sursauter de découvrir une tête de raton à quelques centimètre de son visage !!!
Alors je n'ai pas respecté les injonctions "ne nourrissez pas les animaux" mais c'est totalement à l'insu de mon plein gré.

Sinon j'ai parcouru à peu près tous les sentiers du parc. Sué des litres d'eau.  Posé mes fesses sur les trois plages magnifiques. Pris deux bains de mer pour laver la sueur.
Et observé encore pas mal de spécimens d'humains. Une très bonne chose qu'ils limitent les accès au Parc, néanmoins il y avait quand même pas mal de monde sur les plages.
Heureusement moins sur les sentiers.  Surtout tôt le matin, j'ai fait de grandes portions absolument seule.
J'avais fait l'ouverture, et j'ai presque fait la fermeture, dans les 16h (oui ici il fait nuit déjà vers 17h. Vivre au rythme du soleil signifie être très matinal)

Le dîner était bien sympa avec un couple de jeunes canadiens, nouveaux colocataires de ma chambre des miracles.
Et à 21h, la poule que je suis ne va pas tarder à rejoindre son perchoir....

dimanche 4 janvier 2015

Manuel Antonio 1 - bonus

La plage

Manuel Antonio 1

Ma journée pourrait se résumer en 2 mots : mi-bus, mi-plage.

En un peu plus long.
Après avoir petit déjeuné du plat national, le gallo pinto : riz-haricots rouges-épices (oui oui au petit-déjeuner)(je ne recule devant rien pour la science)(c'est bon et ça cale pour la journée quasiment), j'ai quitté San Jose.
Pour rejoindre Manuel Antonio, sur la côte pacifique (200km de distance), un bus direct met plus de 3h. Ça monte, ça descend, ça tourne. Beaucoup de montées. Beaucoup de descentes. Beaucoup de virages. Et plus on avance, plus il fait chaud. Ça me change de la fraîcheur de San Jose !
J'ai lu des tas de mises en garde sur les possibles "disparitions" de bagages en soutes. C'est donc avec un peu d'appréhension que je dépose mon sac à dos. Dans ce terminal, les choses semblent un peu organisées. Une étiquette sur chaque bagage, un reçu avec un numéro pour le dépositaire. Et sur le reçu, une mention : en cas de bagage endommagé ou disparu, le dédommagement de la compagnie est de 1500 colones. C'est à dire environ 2,3€. Me voilà rassurée !

A l'arrivée, ça se complique un peu (mais je retrouve mon sac). Pour dire que je galère bien bien à trouver l'hébergement réservé hier.
Avant le Parc, les hôtels se suivent sur des kilomètres au bord de la route. Bien sûr,  je n'avais pas repéré où descendre. Je vais donc au terminus, à la plage,  pour rebrousser chemin en bus local. (Qui oubliera lui de me déposer et je dois re-rebrousser chemin à pied sur quelques centaines de mètres)(sac au dos)(en montée)(sous le cagnard du midi)(là j'ai regretté un peu la fraîcheur de la capitale).
Ici, je dois confesser, par défaut d'autre choix, que je n'ai pas le meilleur hébergement qui soit. J'aurais peut-être dû voir comme un signe et profiter que la proprio ne trouve pas ma réservation pour aller voir ailleurs (si seulement j'avais pu être certaine de trouver une chambre ailleurs).
Étrange endroit, au confort plus que sommaire, ouvert aux quatre vents, où ne semblent loger que des hommes, que des locaux ne parlant pas un mot d'anglais (et moi pas un mot d'espagnol, c'est déjà folklo pour demander à un voisin si je peux prendre la salle de bain). Étant donné que je suis en dortoir, il me reste à prier qu'ils ne ronflent pas trop !!
Au moins, je peux dire que c'est typique...

Une fois installée (enfin pas vraiment puisque je n'obtiendrai une clé que dans la soirée), débarbouillée (tout cette chaleur fait transpirer abondamment), je peux ressortir explorer. Et comme je suis dans le village, en hauteur et à environ 2km de la plage et du Parc. J'ai gagné le droit de reprendre un bus sur la même route. Il n'y a qu'une seule route étroite, sinueuse et extrêmement fréquentée pour descendre au Parc (ou plutôt descendre-monter-descendre...). Je sens que je vais la connaître par coeur très rapidement.

Je m'empresse surtout d'aller acheter mon billet pour le Parc Manuel Antonio demain. En effet, les entrées sont limitées à 800 par jour pour éviter qu'il ne soit trop bondé. Et aujourd'hui j'ai croisé beaucoup plus de 800 personnes !
L'exploration fut sommaire car il n'y a là que le Parc, des hôtels. Et la plage, ses touristes, beaucoups de familles ticas aussi (samedi oblige), ses activités pour touristes.
Cet après-midi, j'ai fait de l'observation de faune humaine, avant celle de faune animale !

Un bus, une douche et un taco plus tard, il est à peu près l'heure de me coucher. Tôt (avec des boules quies prévention anti-ronflements).
Pour espérer être dans les premiers demain au Parc afin d'y avoir le plus de calme possible avant la meute des autres touristes. (Forcément moins bien que moi)

Même si chez vous c'est déjà le milieu de la nuit : Buenas noches ! ( Z'avez vu, j'essaie d'améliorer mon espagnol)

vendredi 2 janvier 2015

San Jose

24h après avoir posé pied en terre costaricaine, je peux livrer mes premières impressions.

Déjà on ne va pas se cacher que ne pas parler du tout du tout espagnol ne facilite pas les choses. Tous les costaricains ne parlent pas anglais et j'oublie les quelques phrases que j'avais essayé de retenir.

Après une bonne quinzaine d'heures de voyage, à la sortie de l'aéroport, je ne suis pas assaillie par le soleil ou la chaleur mais par les "taxi, taxi" de tous les rabatteurs. Je pensais qu'il ferait plus chaud. Et malgré ma résolution de prendre le bus, la fatigue l'emporte et je paye 15 fois plus cher pour un taxi partagé.

En milieu d'après-midi, je suis à mon hôtel Hemingway Inn, choisi car bien noté et vantant un jardin dans lequel je me voyais bien me détendre au soleil. Hélas point de soleil depuis mon arrivée. Et ma chambre donne sur ce jardin, ses conversations, sa musique, les bruits de l'accueil. Finalement,  je n'aurais pas été beaucoup moins confort dans un dortoir...
Pour ce 1er janvier, ce n'est pas bien grave puisque je ne mets pas le nez dehors. Je dors !

Levée avec le soleil, il faut que je commence à réfléchir à la prochaine étape et même aux suivantes. Car tout se trouve dépendant de la météo,  des transports et des hébergements.
Sur le plateau central, il fait pas beau. Sur la Côte Caraïbe, il pleut (je comprend pourquoi la jungle est ici si luxuriante, nous sommes en saison sèche et il pleut parfois des jours et des jours d'affilée).
Reste la Côte Pacifique.
Pour ce qui est des logements, je n'ose partir pour une destination sans réservation, tant tous les hébergements abordables semblent complets sur tous les sites. Et les prix atteignent bien vite la centaine d'euros pour une nuit. Le Costa Rica est loin d'être une destination économique. Surtout pas à cette période de l'année, très prisée.

Le gars de l'office de tourisme m'a ébauché un itinéraire compatible tant avec la météo qu'avec mon temps de séjour. Il me semble bien trop chargé et conventionnel. Mais va pour la première étape suggérée... Manuel Antonio !!
Le fameux parc naturel, le plus visité du pays. Le trop populaire Manuel Antonio, incontournable de tous les itinéraires. Je vais donc grossir les rangs des visiteurs pour les prochains jours. Me faire ma propre opinion. Et essayer de trouver vite le point de chute suivant !

Sinon aujourd'hui, je me suis baladée dans San José. Le nez au vent dans les rues du centre de cette petite capitale bien calme. Une visite du vénéré Teatro  Nacional, qui sert aussi de lieu de réception au Président du Costa Rica.
Pas de grande attraction dans la ville. Les touristes ne restent pas ici, les beautés du Costa Rica se trouvent ailleurs. (La preuve, je n'ai même pas sorti l'appareil photo ;-))

La journée va se terminer tranquillement dans le jardin de l'hôtel. Avec un pull, à défaut de soleil toujours, mais au calme. Avant de nouvelles aventures demain !